Qui doit faire une traduction ?

Qui doit faire une traduction ?

Si vous êtes aux Etats-Unis, il se peut que vous soyez entouré de personnes bilingues anglais-espagnol mais est-ce que cela veut dire qu’ils peuvent faire une traduction en espagnol ? Peut-être, peut-être pas. Et que faire si vous êtes en France et si vous avez besoin d’une simple traduction en anglais ? Aucun problème…tous vos collègues parlent bien anglais, non ? Peut-être, peut-être pas.

Et même si c’était le cas en effet, est-ce qu’ils sont qualifiés pour faire une traduction ? Tout dépend de l’usage final de la traduction. Si c’est pour un usage interne, bien sûr, pourquoi pas ? Tout le monde saisira l’essentiel et dans le cas contraire, étant donné qu’ils sont de la maison, ils pourront toujours poser des questions.

Cependant, il faut se rappeler que parler une langue est une chose, l’écrire en est une autre. Donc, si vous cherchez une traduction professionnelle pour des usages de communication externe, mieux investir un peu de temps et d’argent et le faire faire par un traducteur professionnel dont la langue maternelle est la langue cible. Mieux encore, un traducteur qui a des connaissances précises dans votre domaine d’activité. Ensuite, faire relire la traduction par quelqu’un en interne avant toute publication en ligne ou tout tirage papier ! Une agence de communication professionnelle digne de ce nom a toujours un traducteur sous la main ou pourra du moins vous en conseiller un.

Une bonne leçon à tirer

Le weekend dernier, un bon ami m’a demandé de relire (à titre gracieux, bien sûr !) une traduction technique vers l’anglais qu’un stagiaire français avait faite pour sa boîte. Il m’a dit, « Faut juste jeter un coup d’œil pour voir si ça va, avant qu’on la mette en ligne sur notre site web. »

Bien bien… Effectivement, le texte était court. Mais j’ai passé plus de temps à le relire et le corriger que j’en aurais passé à le traduire directement ! C’était peut-être un bon exercice pour occuper son stagiaire mais fort heureusement ce truc n’a pas atterri sur leur site. La société aurait eu l’air ridicule.

Soit, tous les mots étaient en anglais, mais à part ça, une bonne partie n’avait tout simplement aucun sens. Le pauvre stagiaire avait vraisemblablement utilisé un dictionnaire pour à peu près tout (peut-être de peur de déranger ses collaborateurs avec des questions ou de montrer qu’il n’avait simplement pas les connaissances suffisantes), mais confronté à un choix, il n’avait pas su quels termes choisir. Une des perles dans cette traduction était l’expression « Coefficient de Poisson », traduit par « Fish coefficient » (au lieu de Poisson’s ratio) puisqu’en fait “Poisson” est le nom du physicien ! De plus, les acronymes avaient été laissés tels quels – on a parfois des acronymes anglais utilisés couramment en français, mais dans ce texte, ils étaient laissés la plupart du temps en français et n’auraient eu aucun sens pour un anglophone…

Morale de l’histoire : mieux vaut investir dans un traducteur professionnel que d’avoir l’air ridicule avec une mauvaise traduction « bricolée » en interne.

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